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About
Isabelle Martinez

« Que l’importance soit dans ton regard, non dans la chose regardée ! »

(André Gide, Les nourritures terrestres)

 

Nous pourrions tous écrire l’histoire de notre regard et plonger au cœur de notre mémoire pour en faire surgir les sensations perçues dès notre naissance, nous remémorer nos premiers regards innocents et ressentir à quel point des voiles de pensées ont recouvert peu à peu cette vision première. Pourtant, malgré ces voiles, nous avons tous eu ou continuons à avoir de brefs moments contemplatifs. Dans mon enfance, la campagne où j’ai grandi a favorisé une approche méditative du monde bien naturelle. 
Bien plus tard, dans ma jeunesse à Paris, ces moments de pure perception se sont perdus dans le rythme effréné du quotidien, dans l’apprentissage et les acquis mentaux d’une culture, mais ils se sont aussi pourtant retrouvés et animés face à des œuvres d’art.
Ce sont ces retrouvailles contemplatives face à des œuvres qui m’ont fait cheminer dans l’art mais aussi dans la contemplation, seul espace pour moi de rencontre intérieure authentique, c’est-à-dire relié à ma globalité, corps et esprit.
Devenue historienne d’art et médiatrice spécialisée en art contemporain, je me suis spécialisée dans une approche corporelle des arts visuels en devenant professeure certifiée en culture du Wutao® (un art énergétique accessible à tous). Cette double formation m’a permis de créer des approches sensorielles face aux œuvres puis de mettre en place des activités de bien-être au sein même des institutions artistiques.
Par l’intermédiaire de l’association See you art/devenez l’art de demain, je mets mon expertise au service des professionnels des musées mais aussi au service des acteurs du tourisme afin de les accompagner dans la mise en place d’activités à la fois culturelles et ressourçantes.

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Mes sources /

  • La voie du Wutao : un art du mouvement contemporain
    J’ai reconnu à travers l’art du wutao® la sagesse de mon corps, non pas la sagesse livrée par les livres, mais celle toute personnelle d'une justesse dans le mouvement. Cocréation imprégnée des philosophies taoïstes et reichiennes,  l’art du Wutao perpétue le sentiment d'un mouvement qui ne s’arrête jamais « dépouillé de toute performance et rejoignant sa source primordiale d’où s’élève du fond de l’âme une gestuelle naturelle et intuitive » (Imanou Risselard et Pol Charoy, cocréateur·rices du Wutao). Dans cet art du geste devenu conscience, dans cette attention devenue état méditatif, hyper-présence, « l’observance » chère au Wutao, affine la perception intérieure (l’invisible aspect YIN-yang) et sa forme émergente (le visible aspect yin-YANG). Je me réapprends dans une globalité. 

  • La voie du Dzogchen
    Contempler : une méditation les yeux ouverts
    Nourrir sa présence sensorielle est la passerelle pour parvenir à un état méditatif. Il ne peut y avoir d’ouverture quelle qu’elle soit s’il n’y a pas en premier lieu l’ouverture à soi.
    Le regard contemplatif est avant tout un regard relié au sensible mais sans saisie. En accueillant notre œil perceptif, vecteur de notre état naturel, nous accueillons alors notre nature : « dès lors qu’il n’est ni sujet ni objet, n’interrompez rien, gardez inchangées les perceptions de vos sens. Demeurer ainsi, tel est le point ultime de la méditation » (enseignements Dzogchen du Yungdrung-Bön).
    Dans ces enseignements – je devrais dire cette pratique – j’ai expérimenté que tout peut se fondre simultanément dans cet état. Il n’y a pas de scission lorsqu’on contemple un objet dans sa totalité et sa propre globalité. Il n’y a pas de scission entre soi et le monde.

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